Planète Burn-Out

Nous vivons actuellement dans une société malade. Et apparemment pas un homme politique en place n’en a conscience. En tout cas aucun signe de réaction proportionné à l’ampleur du phénomène.

La grande valeur du modèle social majoritaire : toujours plus ! Plus d’argent, plus de confort, plus de vitesse, plus de technologie etc.


Dans la pensée traditionnelle chinoise, le Yin et le Yang sont les grandes lois de l’équilibre cosmique. Le haut et le bas s’opposent et se complémentent, la droite et la gauche, tout l’univers existe grâce à l’opposition complémentaire de couples binaires.

Le couple Yin Yang est aussi celui de l’eau et du feu. Ils forment un équilibre nécessaire à la croissance de la Vie. Une bonne chaleur proportionné à un bon apport d’eau et la Vie naît et se développe harmonieusement. Au contraire, si la chaleur est excessive et trop forte, l’eau s’évapore et s’épuise. A l’inverse, si l’eau est trop importante, la chaleur s’amenuise.


Aujourd’hui, la croissance délirante de la consommation, la production massive d’énergies de toute sorte pour permettre de générer une croissance économique et une activité industrielle toujours plus forte sont assimilables à un énorme excès de Yang.

La chaleur l’emporte sur l’eau qui s’épuise. L’activité économique demande une extraordinaire production d’énergie, donc de chaleur, les ressources viennent à manquer, la température augmente, les glaces fondent, l’eau pourrait venir à manquer. Tout l’équilibre Yin/Yang de la planète est perturbé. Le Yang est en excès et le Yin se consume.

Société de la vitesse : les travailleurs pressés de liquider une somme de travail énorme en un temps record ; les enfants de plus en plus hyper actifs. Les téléphones toujours plus puissants et plus rapides, les mégas ordinateurs qui stockent des données deviennent toujours plus chauds.

Tout comme les êtres humains, la planète est en burn-out.

Earth song est sortie en 1982

Formation en Acupuncture Traditionnelle Chinoise

Vous rêver de devenir acupunctrice ou acupuncteur ? Vous voulez comprendre les principes essentiels de la pensée thérapeutique chinoise ? Vous avez entamé une formation mais elle ne vous correspond plus ?

Yang Sheng Fa vous propose une formation sérieuse mais aussi conviviale. A l’issue de la formation, vous aurez acquis une compréhension fine des principes de la thérapeutique traditionnelle chinoise, ainsi qu’une acupuncture efficace, compréhensible et accessible à chacune et chacun.

La formation s’organise en 3 années plus une année complémentaire en spécialisation.

Elle offre en outre, en partenariat avec le CCREAT la faculté de médecine Paris 1, une année de formation (et ligne) en anatomie et physiologie scientifique occidentale.

Yang Sheng Fa transmet l’enseignement du Professeur Leung Kok Yuen qui fut une sommité en la matière.

L’IFAT d’aubenas est situé à 1h de Valence, dans un cadre atypique. Yang Sheng Fa est un petite pépite qui contraste avec les grandes écoles. A découvrir :

https://yangshengfa.fr/

Absences d’été

Bonjour à toutes et à tous, le cabinet sera fermé du 5 juillet au 23 juillet , pour formations professionnelles puis vacances.

Je pourrais éventuellement recevoir les urgences dans certains créneaux précis du mois de Juillet.

Aussi, si vous projetez de faire une séance, merci de vous manifester afin que nous puissions la programmer avant début juillet.

Merci pour votre compréhension.

Yang Sheng Fa 养生法 – l’art de nourrir la Vie

Depuis des millénaires en Chine, un ensemble complexe de pratiques culturelles toutes orientées dans la même direction ont au fur et à mesure constitué une « tradition », celle de nourrir la Vie.

« Nourrir la Vie » – Yang Sheng 养生 – est une « idée » que l’on retrouve dans les arts du corps, les exercices gymnastiques, la diététique, les techniques spirituelles de méditation, mais aussi la calligraphie, la pratique du massage, le Gong Fu et les arts martiaux, la pratique du thé, la musique etc..

On pourrait oser dire qu’il n’y a pas une pratique culturelle chinoise qui n’aie de rapport avec le Yang Sheng : il infiltre tous les arts, toutes les pratiques.

Régulièrement, aux grandes étapes de la Vie, on se souhaite la prospérité et la longévité 福寿 – fu shou. Lorsqu’on se rencontre, il est coutume de se demander l’un à l’autre : « comment va ton corps ? 身体好吗? – shenti hao ma ? ». Être sage rime bien souvent avec être vieux et les grands religieux bouddhistes et taoïstes sont réputés pour dépasser les cents ans !

Ainsi la poursuite de la longue vie fait partie des aspirations de chacun et rime avec une certaine notion du succès. Vivre vieux, c’est avoir su protéger son corps et son esprit malgré les vicissitudes de la vie. Les pratiques de Yang Sheng foisonnent en Chine et sont omniprésentes dans le paysage culturel.

L’acupuncture, le Qi Gong, la méditation et le Taiji Quan sont parmi les plus courantes. Elles permettent d’entretenir la bonne circulation du sang et tonifier le système immunitaire, de garder un esprit éveillé et lumineux.

Position classique du Ba Duan Jin, un Qi Gong de santé très pratiqué en Chine et dans le monde

Cours de méditation, Qi Gong et Taiji Quan à Valence et Privas : https://qi-gong-valence.com/

Aventures et déboires des plantes traditionnelles chinoises

La pharmacopée traditionnelle chinoise est fille de l’histoire la plus ancienne dans le monde de la pharmacie internationale. Elle n’a souffert d’aucune rupture et témoigne d’une continuité étonnante : elle survit aujourd’hui aux assauts de la modernité.

Les plantes chinoises ne sont toutefois pas utilisées suivant les mêmes catégories que celles de la culture occidentale. En place de vitamines, d’oligo-éléments ou de molécules actives, la pensée chinoise classe les plantes en chaudes ou froides, piquantes ou acides, amer ou douce…

Une plante froide soigne une maladie chaude, une plante douce nourrit, une plante piquante et tiède disperse le coup de vent froid etc… Plus ici question de principes actifs, il s’agit de réguler l’organisme selon les grands principes du Yin et du Yang, du froid et du chaud, de l’eau et du feu, du Qi et du sang.

Nous, occidentaux avons facilement tendance à penser que la culture scientifique est universelle et vraie. Nous prenons ce qui relève de la « culture » pour un fait de « nature ». La pensée chinoise nous amène à reconsidérer la « science » occidentale comme « une » science relative à une culture et à une société donnée – mais pas l’unique. C’est d’ailleurs le propos de l’ethnobotanique, et ce que Claude Levi Strauss a appelé la « pensée sauvage ».

En France, l’usage des plantes chinoises traditionnelles est interdite. Il faut rappeler qu’elles sont autorisées en Espagne, en Angleterre, Au Portugal, aux USA, au Canada etc. A Barcelone, un véritable hôpital de Médecine Traditionnelle Chinoise devrait voir le jour prochainement :

https://www.equinoxmagazine.fr/2017/01/19/hopital-medecine-chinoise-barcelone/

Plantes à l’efficacité contestées par les scientifiques orthodoxes, elles sont récupérées par les industriels qui les utilisent aujourd’hui sous forme de principes actifs dans les produits de beauté, ou des compléments alimentaires spécifiques:

Le Cang Zhu pour la beauté de la peau : https://www.clarins.fr/beauty-trip/cang-zhu/

L’ephèdre pour sécher la musculature : https://www.all-musculation.com/nutrition/dopage-produits-dopants/ephedrine-dopant-stimulant.html (aujourd’hui strictement interdite à la vente après les excès de certains haltérophiles trop fervents).

La mauve chinoise pour le ventre plat : https://5minutes.rtl.lu/lifestyle/letz-be-healthy/a/1086711.html

Le goji pour la jeunesse : https://avicenna-isct.org/fr/goji-cream-composition/

Le curcuma pour l’arthrose : https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-alimentation/arthrose-le-curcuma-pourrait-soulager-les-genoux-douloureux-866695

La menthe est un ingrédient majeur de la Pharmacopée Traditionnelle Chinoise, elle disperse et rafraîchit. C’est à cause de ces propriétés que le thé à la menthe est devenue la boisson traditionnelle du désert du Sahara.

Anesthésie acupuncturale : l’impressionnante efficacité des aiguilles

La célèbre encyclopédie Britannica a décidé d’ouvrir son article universitaire sur la Médecine Traditionnelle Chinoise par une vidéo impressionnante.

https://www.britannica.com/science/traditional-Chinese-medicine

On y voit une patiente, à l’hôpital de Shanghai, subir une opération à coeur ouvert. Elle est consciente, elle peut boire ou répondre par signes aux questions. Choses tout à fait impossibles (et impensables !) sous anesthésie générale, seule solution envisagée en Occident.

Le secret ? La bonne combinaison entre un anesthésiant par perfusion et l’utilisation d’aiguilles en électroponcture pour éliminer la douleur.

Quel potentiel pour la médecine moderne si elle se décidait à sortir de son ethnocentrisme !

Claude Levi Strauss, la pensée sauvage et la médecine traditionnelle

Dans cette interview très rafraîchissante, Claude Levi Strauss, ethnologue de renom, nous invite à prendre du recul sur notre société.

En reculant d’un pas, en regardant de loin, l’anthropologue découvre que ce que nous prenons pour « naturel » ne l’est pas. Car toutes les sociétés ne découpent pas le réel de la même façon, toutes les sociétés ne regardent pas les choses à travers les mêmes lunettes.

Rappelant que la science d’aujourd’hui est le résultat de postulats vieux de deux cents ans, Levi Strauss nous ramène a l’interrogation première, à l’étonnement philosophique (12ème minute de l’interview) et redonne sa dignité à la science du sensible : la « pensée sauvage ».

L’écologie du corps

L’acupuncture comprend depuis très longtemps le corps humain comme un écosystème. On dit d’elle à juste titre qu’elle est une médecine « naturelle », mais on pourrait plus justement l’appeler une médecine « écologique ».

En effet, à la base de la réflexion traditionnelle chinoise, l’Humain est une partie du Cosmos, et à ce titre, il est composé des mêmes structures fondamentales. Il est lui même un petit cosmos à l’intérieur du grand cosmos.

Le corps étant perçu comme un écosystème, le diagnostic thérapeutique traditionnel prend l’apparence d’une véritable climatologie interne. Le froid et le chaud, l’humidité et la sècheresse, apparaissent comme des évidences sensibles qui, couplées l’une à l’autre, dessinent des syndromes climatologiques.

Ce n’est que lorsque l’on commence à appliquer cette grille de lecture sur nos dysfonctionnements, que l’on se rend compte de l’évidence de cette logique naturelle. Il y a des maladies froides, des maladies chaudes, des maladies humides et d’autres sèches.

D’ailleurs, la médecine traditionnelle « occidentale » d’Hyppocrate, de Galien et d’Avicenne utilisait également ces grandes catégories du chaud (le feu) et du froid, de l’humidité (l’eau) et de la sècheresse.
https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=medecin-moyen-age-la-theorie-des-humeurs-

Elle fut cependant supplantée il y a deux siècles par le développement incroyable de l’anatomie, issue elle même de la dissection qui développa à une vitesse prodigieuse la vision réductrice du corps comme une mécanique organique.

Le développement de la pensée médicale mécaniste, segmentée et hyperspécialisée nous aura fait passé de la conception du corps comme un cosmos à un corps comme une machine.

Covid-19, science et idéologie

La crise actuelle du Covid 19 n’est pas seulement une crise sanitaire. C’est une crise politique -pour sûr – mais aussi une crise qui met en lumière l’utilisation idéologique du recours à la science comme Vérité et unique possibilité de salut.

Pour rappel, la biomédecine n’a osée se définir comme science que récemment. De plus, les grands penseurs du siècle s’accordent à dire qu’au sens strict, la médecine serait plus proche de l’art que de la science. En effet, la médecine se définit comme l’art de soigner. Or le soin et la guérison sont des notions qui ne se laissent pas résoudre par l’utilisation des sciences dures. On ne traite pas un malade comme un ordinateur, une machine ou un numéro.

La médecine n’a eu de cesse ces dernières années de tout miser sur l’utilisation des nouvelles technologies. Devenue médecine technologique, elle a abandonné toute réflexion sur le processus thérapeutique avec pour seule et unique stratégie : éliminer la maladie. Combattre le virus.

Or depuis la nuit des temps, des anciennes médecines traditionnelles jusqu’à aujourd’hui en première année de faculté, tout le monde s’accorde à définir la maladie comme le conflit entre l’énergie vitale de l’être humain et l’énergie de l’agent pathogène.

Or il est force de constater que cette équation lumineuse d’évidence a été complètement passée sous silence.

Où est donc passée la réflexion sur les possibilités de tonifier le système immunitaire ? Plutôt que de combattre la maladie, ne serait il pas possible de dynamiser le corps ? Comment se fait il que ces évidences ne trouvent aucune place dans les discussions médiatiques actuelles ?

Nous, praticiens alternatifs, sommes ici pour donner la voix à cette possibilité fondamentale.

Toutes les activités de respiration, comme le Yoga, le Qi Gong, le Taiji Quan, mais aussi bien sûr la méditation sont de puissants outils de régularisation du système immunitaire. De même toutes les techniques thérapeutiques anciennes – dont l’acupuncture fait partie – sont des techniques qui choisissent de tonifier l’énergie de la personne pour prévenir la maladie.

La crise actuelle du Coronavirus nous semble ainsi une crise essentiellement idéologique où la science est instrumentalisée comme principe de vérité et où les stratégies thérapeutiques se confondent avec les intérêts boursiers au mépris des principes de base d’une médecine sincère et authentique.

https://www.lanutrition.fr/les-plantes-de-la-medecine-chinoise-efficaces-contre-le-coronavirus